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08.06.2008

J'ai déménagé !

425487729.jpgLe titre est clair ! Même les plus que blondes peuvent comprendre.

J'ai fait mes valises.

Pour me retrouver, c'est pas trop trop dur !

Au fond du couloir, à droite et en cliquant sur ce lien !
http://laquicheblonde.free.fr

A bientôt ! :)

08.08.2007

Ca urge !

medium_serie_urgen2ces.JPG

Histoire d'avoir l'impression de partir en vacances quand même et de pimenter quelque peu ce début de mois d'aôut, c'est non sans une certaine facétie que j'ai réveillé le chef des canards dimanche matin sur le coup de 7 h en lui disant texto « Bon, faut qu'on aille aux Urgences ! »

J'avoue que l'idée tournicotait dans ma tête depuis la veille au soir et que comme la chèvre de Monsieur Seguin avec le loup, j'avais vaillamment résisté toute la nuit aux crampes abdominales qui me pliaient en dix huit. Mais l'idée d'un périple matinal et dominical me titillait, s'immisçait de plus en plus dans mes pensées.

« Heu, aux Urgences ? Heu, ok ! » Le lever de canard est d'habitude plutôt chaotique, voire héroïque, surtout le dimanche, mais là, il a jailli de sous la couette , tel notre bien aimé président sautant de sa jeep le 14 juillet pour bisouter la foule en liesse.

Un petit tour sur Google pour situer l'hôpital le plus proche , un autre petit tour sur ratp.com pour optimiser l'itinéraire et finalement appeler un taxi et nous voilà partis pour l'hôpital américain de Neuilly.

Oui, je sais, vous allez me dire « Neuilly ? ! » Mais bon, c'est pas loin à vol de canard et mes crampes aidant, je me sentais bizarrement encline à tout accepter. Ou presque.

Joli l'hôpital américain. Tout clean, les urgences accessibles facilement, sans faire 2 h de station pliée en 2 dans la salle d'attente et une charmante infirmière/hôtesse d'accueil avec un sourire à la Laura Bush qui me fait direct asseoir et dit (après nous avoir scrutés de la tête au sac à main en passant par mes sandalettes de chez Eram et les tennis Décathlon du canard) : «Heu, avant toute chose, je dois vous prévenir que l'hôpital est privé, que la consultation coûte 210 euros non remboursés et ceci, hors soins ou examens non remboursés non plus ».

J'ai tellement eu peur que ma position assise sur la chaise ne soit, elle aussi, facturée d'entrée que je me suis relevée en 1 demi dixième de seconde (et ce, malgré les crampes qui persistaient toujours), j'ai balbutié un « Heu, merci mais je vais garder mon mal de ventre, au revoir et bonne journée » et nous voilà partis, à pied, cette fois, à la recherche de l'hôpital public (celui qui est pour les pauvres qui veulent que la Sécu rembourse leurs bobos, pour le simple et fallacieux prétexte que tous les mois. depuis des années, ils y cotisent...)

C'est joli et calme, Neuilly, le dimanche matin. De belles voitures sagement rangées le long des avenues, aucune crotte de yorkshire sur les trottoirs quasi cirés.. Tellement feutré que la dame gentiment apostrophée par le canard qui lui demandait le chemin de l'hosto a failli appeler Police Secours et lui a répondu à regret en nous jetant quasiment de l'eau bénite, serrant son sac contre elle.

Bref, on a fini par arriver aux Urgences de l'hôpital pour pauvres fauchés.

Joli aussi. Faut pas charrier, même pour les pauvres, ils font des efforts à Neuilly !

Pas trop d'attente. Une prise en charge somme toute rapide (et remboursée !), un médecin urgentiste sympa, un infirmier tout gentil et presque rassurant. Ca s'est corsé ensuite quand j'ai tenté de lutter en disant « Ah non non ! je ne reste pas, j'étais juste passée pour une visite mais je n'ai pas prévu de vacances, de toute façon, je bosse demain, et j'ai presque plus mal, c'était rien du tout et arrêtez de me faire peur avec vos examens complémentaires, votre check up complet (même remboursé), si si ! mon coeur va bien ! et non c'est pas la peine de voir s'il y a une chambre dispo, et j'ai pas pris de pyjama ni de culotte de rechange ! Ok, je fais pipi dans votre gobelet mais après je m'en vais, je repasserai demain si vous voulez ! oh oui, c'est vrai ! j'adore qu'on me promène en fauteuil roulant mais je peux marcher et vous roulez trop vite ! non, je veux pas de perfusion, ça fait mal les piqûres ! et non j'enfile pas votre blouse qui se ferme pas, hors de question que je me balade à poil même en fauteuil !»

Ils sont du genre butés à Neuilly. Et le canard n'a pas facilité les choses en m'assénant un « Tu restes ! » sans appel (et sans culotte de rechange mais il a promis en même temps qu'il irait en chercher une !).

Contrainte, forcée et super trop contente de mes petites vacances inopinées, j'ai cédé à la pression et j'en suis ressortie ce matin ! Check-upée de partout partout ! Complètement crevée de n'avoir quasi pas dormi pendant 3 dodos parce que la gentille infirmière passait toutes les 4 heures 24h/24h voir si tout allait bien en allumant la grande lampe en pleine nuit et en disant « Coucou madame La Quiche, pas de problème ? » alors que mon problème, c'était justement la grande lampe dans la tronche et sa question récurrente...

Pour satisfaire à la tradition, j'ai ramené quelques souvenirs de vacances. Des bras tout bleus (assortis à mes yeux, c'est trop la classe....!) à cause des prises de sang matin, midi et soir, une toute nouvelle aptitude à faire pipi dans les petits gobelets sans m'en mettre plein les doigts et je vous épargne le prélèvement de selles dont je suis devenue sur le champ la spécialiste mondiale, du premier coup dans la cible ! Un flambant neuf arrêt de travail jusqu'à la fin du mois, des rendez-vous début septembre avec mes nouveaux amis que j'ai à Neuilly et des médicaments génériques à prendre 3 fois par jour pendant un certain temps, voire un temps certain. Et la certitude que ce qu'il y a de mieux à l'hôpital, c'est quand on en sort (en marchant !)

Et last but not least, mes crampes ! Je les avais emmenées en vacances, je les ai ramenées. Elles sont toujours bien gentiment là, quasi constantes. Et la crampologue (gastro-entérologue qu'ils disent à Neuilly) a dit « Ca passera !, c'est rien ça ! »

J'y réfléchirais à deux fois avant d'organiser mes prochaines vacances à Neuilly.

Ah oui, un truc que j'oubliais et qui a vraiment failli m'achever direct. L'hôpital pour pauvres de Neuilly a, comme tout hôpital public qui se respecte, un conseil d'administration. Et devinez qui est président de ce conseil ? Notre cher et vénéré président lui-même, himself, en personne ! (C'est marqué dans le tout beau livret d'accueil avec une petite photo où il sourit). J'ai eu du bol, il est aux States. Un peu plus et il brandissait un petit bout de caca quichien aux 20 h de TF1 en me serrant dans ses bras et me tapotant l'épaule. Et là, pour de bon, que j'aurais été malade !

29.05.2007

Alors, ton blog ? ...

medium_VautourFauve1_RR.2.jpg Ca fait déjà quelques semaines que j’entends cette question récurrente et que j’y réponds par des soupirs, quelques «Oui, oui, ça vient, ça vient ! » et quelques prises de bonnes résolutions dans un coin de ma tête de quiche « Allez, faut que tu t’y mettes, t’as vraiment aucune volonté !  Demain, t’écris !».

Et vu qu’on est demain, voilà ! Oui, je sais qu’hier, c’était déjà demain vu qu’avant hier, je m’étais dit la même chose mais bon, aujourd’hui, c’est demain pour hier, donc ne commencez pas à chipoter sinon j’arrête de suite.

J’ai hésité à louer une fanfare, quelques Chippendales et un kayak (désolée, mais Bolloré n’est pas mon meilleur ami donc je fais ce que je peux) pour fêter l’évènement mais vu que le 15 du mois est déjà passé depuis quelques jours et que le Monsieur de la Banque Postale est toujours aussi psycho rigide, va falloir vous contenter d’un retour sobre, digne, tout en économie et en retenue.

Est-il bien nécessaire de revenir sur les sinistres résultats électoraux ?…

Au cas où certains auraient réussi à y échapper, désolée pour le choc de cette annonce brutale, mais la gauche n’a pas gagné.

Le premier qui me dit « Ah bon ? » méritera toute mon admiration pour son détachement anachorétique.

Le premier qui me dit « C’était le PS ? la gauche ?  » aura droit aussi à toute mon admiration pour sa lucidité annonciatrice d’une nouvelle catastrophe pour les législatives.

Moi, je n’en peux déjà plus. Et ça ne fait pourtant que commencer.

J’allume la télé, je le vois… en train de courir, en train de sourire niaisement, de courir encore, de serrer quelques mains, de courir toujours, de s’arrêter, de faire quelques risettes, de courir. J’en arrive quasi à espérer qu’il court très, très loin et qu’il disparaisse mais il revient toujours.

J’ouvre le journal (même pas besoin de l’ouvrir d’ailleurs, il fait toutes les premières de couvertures) et il est là, encore et toujours là, en train de courir ou de me regarder droit dans les yeux en me disant « T’as vu, la quiche, ça t’a servi à que dalle de voter utile ! »

On avait besoin d’un nouveau président et on se retrouve avec un pseudo coureur de bas (très bas) fonds.

Et pendant ce temps là, 65% des français qui ont été sondés (bien profond sans doute) sont fiers, heureux, béats et applaudissent à tout rompre ce grand président qui va sauver notre pays, donner du travail à tous ceux qui se lèvent tôt et qui ont déjà du boulot.

Mais moi, depuis ce sinistre dimanche soir et Mireille Mathieu et ses colombes, j’ai comme une vague gueule de bois.

Comme l’impression que lesdites colombes ressemblent davantage à des vautours affamés en quête de quelques pauvres hères émistes à déchiqueter.

Des nausées qui sont parties pour durer 5 ans (au bas mot).

5 ans à la sauce d’un régime néo-con à la sauce franchouillarde, mitonné par le maître queux du bourgeoisisme le plus vulgaire qui puisse se rencontrer : Un mini Napoléon de mini Monoprix qui exhibe les valeurs qu’il va ériger en morale en faisant des coucous aux journalistes sur le yacht sur lequel il tente vainement de passer pour un homme grand (et non un grand homme, ça faut pas qu’il rêve, il ne le sera jamais).

Et avec tout ça, vous voudriez que je vienne faire la quiche sur mon blog ? que je vous parle de trucs futiles genre les prochaines tongs que j’ai repérées, comme chaque année, chez Vuitton sur les Champs ?

Hier soir, j’ai écrit à Olivier (le pote à la Cerise et à moi) pour l’assurer de mon soutien, lui dire que j’étais prête pour le grand soir et la lutte finale, qu’on se groupera et que du passé, on fera enfin table rase et tout et tout.

Je me suis pris mon mail dans les dents, en retour.

« La boîte de votre destinataire est pleine ».

C’est bon signe !  On est des millions à avoir eu la même idée !

Le premier qui me dit « Bah, ça veut juste dire qu’ils ne lisent plus leurs mails à la LCR ! » a droit à un coup de pied dans le nez.

PS perso pour ma copine Cerise : Bienvenue au club des filles de mères qui votent pour Sarko…



26.03.2007

Quoi de neuf ?

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En fait, plein de choses et rien du tout.

Je ne vais quand même pas vous raconter Noël dans la Meuse (avec visite digestive de la nouvelle stabule équipée d’une toute nouvelle fosse à purin flambant neuf) alors qu’on approche de Pâques, ni vous narrer par le menu mes péripéties aliciennes que j’ai de toute façon déjà évoquées.

Je ne vais pas non plus m’appesantir davantage sur les tristes lurons qui m’entourent au boulot et sur les gaies luronnes qui vantent à qui veut les entendre les mérites combinés du travail acharné et du fromage de chèvre.

Vu l’actualité du moment, je pourrais éventuellement donner quelques impressions toutes personnelles sur la campagne électorale, savamment orchestrée par quelques joyeux drilles qui n’ont pour seule et unique préoccupation que de parvenir au sommet de l’Etat. En se souciant aussi peu du clampin moyen que lui se méfie, parfois, de leur démagogie élective qui pue le fric et l’ambition personnelle.

Si vous saviez à quel point ça commence à m’horripiler tout ce que je peux lire dans la presse, tout ce que je peux voir à la télé, vous m’intimeriez l’ordre d’arrêter d’écrire immédiatement.

Tant pis. Je continue.

J’en ai ras le plat à tarte de leurs jolies leçons de civisme, de patriotisme, d’identité.

Entre le nabot qui se la joue défenseur de la patrie qui est en grand danger à cause des méchants pas trop blancs qui viennent nous piquer notre boulot qu’on a déjà du mal à se trouver et à garder et la pseudo-socialo qui se prend pour la Liberté guidant le Peuple, enroulée dans son drapeau tricolore, beuglant la Marseillaise et qui veut coller les jeunes méchants pas trop blancs dans des camps militaires, y a vraiment de quoi avoir envie de s’expatrier sur le champ.

Et en parlant de champ….

Y a aussi le Françoué et son joli tracteur qui, selon le sens où souffle le vent, est tantôt un peu à droite, tantôt un peu à gauche, tantôt vers le milieu. Le genre de mec dont on a du mal à suivre le slalom et qu’on imagine bien se prendre un poteau juste avant l’arrivée, avec dans l’œil, la résignation humide de celui qui a trop cru qu’on aurait pu croire qu’il croyait qu'on allait croire en ce qu’il racontait. Et y a encore et toujours le borgne auquel j’évite de penser parce que sinon je me refais le cauchemar du 21 avril 2002, le fameux soir où j’ai dû dire en moins de 10 minutes 200 fois « Oh Putain, mais c’est pas vrai ! ».

Et y a aussi tous les gentils rêveurs qui croient encore que dans notre pays, on peut rêver avec eux d’égalité des chances, de salaire décent, de richesses redistribuées, de solidarité. On les dit d’extrême gauche, celle qui choisit le côté du cœur. Ils vont encore devoir ramer pour payer la campagne qui ne leur sera pas remboursée. Faut pas charrier, les rêves, c’est pas à l’Etat de les subventionner. Ca se saurait !

Je pense que si je ne change pas d’avis d’ici là (je suis parfois une quiche-girouette), je vais voter blanc, donc inutile puisque ce vote ne sera pas comptabilisé.

Vu que chez moi, c’est un vote électronique, avec le bol qui me caractérise et le peu de fiabilité qu’on accorde à ce moyen d’exprimer sa préférence, ma voix tombera dans l’escarcelle de Chiasse, Pêche et Nature.

Mais bon, je vais éviter de vous parler politique, c’est gonflant, ça m’énerve et ça sert à rien de remuer la merde.

Et en parlant de merde…

Finalement, un billet sur la fosse à purin de Noël dans la Meuse, c’était pas si mal comme idée.

 

29.01.2007

La Quiche : Le retour !

medium_Come_20back_20soon.jpg Bon, ma pause forcée ayant assez duré, j’ai rompu avec Alice sans un regret !

Cela devrait me permettre de revenir d’ici peu (si tout se passe bien !) avec une toute nouvelle connexion flambant neuf !

Encore un tout petit peu de patience pour ceux qui m’aiment. Y en reste t’il d’ailleurs ?…

Et tant pis pour les râleurs qui m’avaient déjà enterrée, I’m alive et j’ai bien l’intention de vous le montrer d’ici peu !

Et même que j’ai plein, plein, plein de trucs à vous raconter !

06.12.2006

De l'art de faire des cadeaux....

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Comme tous les ans, la sempiternelle course aux cadeaux commence à s’organiser dans ma tête. 

Je me dis « Ah, cette année, je m’y colle tôt, marre de courir le 24 décembre et de devoir jouer du coude avec les retardataires de mon espèce ! »

 

Ma longue expérience en la matière m’autorise à vous lister quelques trucs à éviter (sauf si vous aimez vivre dangereusement) :

 

Le cadeau « original » : celui auquel personne ne s’attend. Genre un objet semi-conceptuel qui ne sert à rien d’autre qu’à être un objet qui ne sert à rien. L’heureux récipiendaire le découvre, le scrute, le retourne dans tous les sens, sourit d’un air légèrement crispé, balbutie un merci et un « oh, c’est original, ça ! t’as vraiment des idées géniales ! », cogite pour savoir dans quel sens il doit le poser, interroge du regard votre frangine qui préfère regarder ses pieds et choisit au final de le remettre soigneusement dans son emballage d’origine pour y réfléchir à tête reposée.

Le cadeau « utile » : celui qui devrait normalement faire plaisir puisqu’une cocotte-minute, une housse de couette, un tapis de bain ou une paire de charentaises à motif « Titi », c’est forcément utile mais qui me vaut un petit air pincé du déballeur qui pensait que cette année, j’aurais pu, pour une fois, noter que le coffret  DVD de l’intégrale de cette fameuse série TV dont il me parlait 12 fois par jour était un cadeau tout choisi et facile à trouver.

Le cadeau « vite fait bien fait » : la boîte de chocolat achetée en toute urgence à 10 minutes de la fermeture d’Auchan pendant que la dinde, elle, cuit tranquillement, la bouteille de vin (à Auchan aussi), l’écharpe et les gants (toujours à Auchan), l’agenda des chats 2007 (encore à Auchan) ou la corbeille foie gras/pâté aux cêpes/olives farcies (devinez d’où ?) qui sont des réponses rapides à l’horrible question qui a surgi au moment où l’on installait les toasts pour l’apéro « Heu, t’as acheté quoi pour Tonton Robert ? » 

Le cadeau « tout trouvé » : la fameuse petite robe pull noire devant laquelle on repasse plusieurs fois courant novembre et qui génère à chaque fois mille exclamations quasi orgasmiques de votre progéniture « rhaaaaaaaa ! la vache !  l’est trop trop trop belle mais l’est trop chère, c’est nul ! », l’achat presque avec  la larme à l’œil « chouette, elle va être vraiment contente ! » et l’anéantissement lorsqu’elle déboule pour le réveillon avec  la robe sur elle et qu’elle dit « t’as vu, finalement, j’ai craqué et je l’ai achetée quand même ! ». La chasse au ticket de caisse pour l’échange est un rare moment de plaisir quasi hystérique pendant que la dinde commence à s’impatienter…

Le cadeau « auquel tout le monde a pensé » : genre un pot pourri, une bougie qui sent bon, un brûle-parfum, de l’encens …Au cinquième paquet ouvert, à la troisième bougie et au deuxième assortiment d’encens, ça donne invariablement  un « Vous sous-entendez que ça pue chez moi ? » et un tirage de gueule toute la soirée. 

Le cadeau « fait main » : un napperon au crochet, une broche papillon multicolore en pâte à sel, un pot de confitures… Le « T’aurais pas dû te donner autant de mal ! » laisse deviner un « c’est cool, t’as pas dépensé trop de fric, hein… ».

Le cadeau « empoisonné » : un joli tableau de 2 m X 3 m représentant de manière particulièrement  abstraite le World Trade Center en plein effondrement avec un magnifique camaïeu de fuchsia mélangé à du kaki et à du jaune canari (vu la taille, votre belle maman va avoir du mal à le planquer dans les toilettes), un assortiment de saucissons corses à votre beau-frère végétarien (avec quasi obligation de les goûter tous sur le champ), un abonnement  pour un club de gym à votre belle sœur qui complexe déjà à mort et qui voit là qu’elle a raison de le faire…  

Le cadeau « fan de » : celui qui permet à votre nièce de 13 ans qui bavait  devant la Star Ac  l’an passé de se retrouver avec 8 places pour la tournée, 5 CD identiques, le jeu PC « je chante avec la Star Ac », le jeu PC « je danse avec la Star Ac », la serviette de bain,  les chaussettes Nikos, le DVD "Clips de la Star Ac" édition numérotée et limitée à 2 millions d'exemplaires, emballage plaqué or, le string avec effigie du château et une photo dédicacée de la Directrice alors qu’elle vient de dire en se goinfrant de toasts  à l’apéro, juste avant l’ouverture des cadeaux « Purée, strop trop nul la Star Ac, jm’demande comment j’ai pu aimer ça quand j’étais petite ! »

Le cadeau « avec étiquette mal collée » : celui qui vous glace le sang quand vous vous apercevez que votre arrière- grand-mère Yvonne vient de déballer un kit « funny sex toys avec piles rechargeables  » alors que Vanessa, votre meilleure amie écope d’une photo d’arrière-grand-Papa, scannée et retouchée sur Photoshop dans un très joli cadre Empire. 

Et cette liste est loin d’être exhaustive…

 

05.12.2006

Au pays des merveilles...

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Oui, je sais, ça fait longtemps.

Merci d’avoir patienté.

Hier soir, j’ai hésité entre clore ce blog en vous disant que je n’avais plus le temps d’y raconter ma petite vie de quiche et continuer à y écrire.

Visiblement, j’ai opté pour la seconde solution.

Il s’est passé tellement de trucs durant le mois de novembre que j’ai carrément oublié l’existence de ce lieu de partage.

Et donc la vôtre, ce dont je m’excuse platement.

Commençons, en toute logique, par le début.

Ma connexion Internet…

Celle que vante plusieurs fois par jour sur toutes les chaînes de télé une nana qui rend tout transparent, qui tortille du popotin et qui permet d’appeler Belle Maman au Québec gratuitement ! Elle est tellement occupée à tout ça qu’elle n’a plus le temps de s’occuper de moi et qu’elle m’abandonne lâchement. Aux dernières nouvelles, après avoir passé quelques longues heures à patienter, pester, ruer, soupirer sur sa ligne très chaude et surtout à écouter le « hou ! hou ! hou ! hou ! » de la chanson d’attente, il paraît que c’est peut-être l’éclairage de ma rue qui est en cause, ou mon modem, ou ils ne savent pas et vont voir ce qu’ils peuvent faire. Mais c’est pas sûr qu’ils pourront car ils ne trouvent pas pourquoi ça merdouille mais je peux me ré-engager sur un an en prenant leur « boîte vivante », ça marchera pas mieux, mais sûrement pas pire. Et ils n’ont pas que ça à faire et d’ailleurs, ça sert à rien que je les rappelle. Parce que ça les empêche sans doute de se concentrer sur la chanson et de rêvasser à l’entrejambe de leur patronne qui ferait mieux de se faire engager au Crazy Horse que de s’occuper de mon accès à Internet.

 

Bref, je suis en quête d’un autre fournisseur et je m’en tape qu’il neige à Montréal alors qu’il fait beau à Paris.

Le boulot…

Par dessus la tête, mais vraiment par dessus.

Des échéances impératives à tenir, la bécasse à supporter (difficile en période de stress ça…) Elle est à fond dans son trip fromage de chèvre et ça en devient quasi obsessionnel. Je l’évite autant que je le peux car elle est vraiment apte à me faire péter les plombs. Un jour, ça arrivera…. Je tapisserai son bureau de crottin de Chavignol, remplirai ses tiroirs de Chabichou du Poitou et mettrai du Cabécou du Périgord à l’intérieur de chacun de ses dossiers ! En attendant, si jamais un Monsieur Seguin compatissant voulait bien s’occuper de son cas, je lui vouerais une reconnaissance quasi éternelle.

La hulotte est fidèle à elle-même, efficace, zélée et omniprésente. Elle virevolte en soupirant qu’elle ne s’en sort plus, brasse tellement l’air qu’elle le rend froid et c’est sans doute pour ça que ça fait trois jours que j’ai un rhume tenace…

Quant à l’albatros, après quelques explications et ébouriffage de plumes, je réussis à bosser correctement avec lui. Mais bon ! vivement les vacances !

La vraie vie…

Novembre a été le mois de mon anniversaire (en gros, j’ai eu 30 ans et quelques brouettes). Je n’ai pas eu le temps (et ça tombe vachement bien) de m’appesantir sur le poids des ans, sur leurs outrages, sur mes rides, sur mes hormones qui dansent  parfois la gigue et font fluctuer mon humeur. Je n’ai pas non plus eu le temps de faire le bilan de l’an passé, c’est dommage d’ailleurs car je le pense très positif. J’ai, par contre, eu le temps de rendre une petite visite surprise à ma maman dont c’était aussi l’anniversaire. Ce fut une jolie journée de retrouvailles et ça, ça fait un bien fou et merde aux pattes d’oie !

Noël…

Une période de l’année que je n’aime pas particulièrement. J’ai chaque fois l’envie de m’endormir vers le 20 décembre et de me réveiller début janvier. Un petit trip « Quiche au bois dormant »qui m’éviterait de réfléchir, réfléchir, réfléchir à des idées de cadeaux sans me planter, qui permettrait au Monsieur qui gère mon compte en banque de conserver quelques cheveux, qui laisserait mon estomac respirer calmement entre deux repas.

Mais tout ça, ça fera l’objet d’un autre billet. Si l’autre bêcheuse en mini jupe me donne un peu de répit et un tout petit peu de bande passante. Et si ma course aux fromages de biquette me laisse quelques minutes à vous consacrer.

 

 

26.10.2006

Ouf !

Apparemment, la Hulotte n'a rien vu ni lu. C'est un autre de mes collègues qui a coupé mon PC.

Affaire réglée. Ca m'apprendra à être pressée de quitter le bureau !

Toujours pas moyen d'écrire quoi que ce soit sur mon fichier Excel "Vacances_Quiche2006.xls".

MAIS…j'ai résolu le problème en l'imprimant et en le remplissant à la main.

(Dans les cas désespérés, mon ingéniosité prend le pas sur ma blonditude et je m'épate toute seule.)

Donc je suis officiellement en vacances TOUTE la semaine prochaine.

Soit 9 jours de farniente en comptant les week-end.

9 jours sans boulot, sans réunions, sans plans de travail, sans bécasse, sans albatros et sans hulotte !

La Hulotte est une assistante, pardon, une Assistante avec un A très majuscule (et non pas une simple secrétaire, faut pas mélanger !).

Selon ses dires, elle est à mon boulot ce que sont les lardons à la quiche, ce qu'est Bernadette à Jacques et ce que sont mes congés à mon équilibre personnel. IN-DIS-PEN-SA-BLE !

Sans elle, tout s'écroule.

C'est ce qu'elle s'imagine en tout cas et c'est ce qui lui permet de reporter ses congés d'une année sur l'autre car elle n'a ni le temps ni l'envie de les prendre.

Elle passe une dizaine d'heures par jour à attendre qu'on ait besoin d'elle, trouve très étrange qu'au bout de sept heures, j'ai l'idée saugrenue de vouloir faire autre chose que de bosser et boude dès le vendredi matin car le week-end arrive trop vite.

A 19 h 30, chaque soir (au plus tôt), elle quitte le bureau, la larme à l'œil, un dernier regard déchirant de tristesse contenue vers son PC, trois dossiers sous chaque bras, son agenda et les emplois du temps de tout le monde dans le sac à dos, deux ou trois trucs à lire genre "Je travaille donc j'existe", "35 heures de travail par jour ? les clés de votre réussite !" dans le sac à mains, la liste des courses dans la poche gauche et son téléphone portable dans la poche droite au cas où on la rappellerait au travail.

Si par bonheur, le mot "urgent" est prononcé devant elle, alors là, c'est le nirvana, l'extase, elle frôle l'orgasme, grandit de 10 cm instantanément, a le brushing qui s'émoustille, le mollet gauche qui frétille de bonheur et retient avec force difficulté des râles de plaisir en se mordant les lèvres.

Son sourire béat, le lundi matin, me fait soupirer pendant au moins une heure.

Heure pendant laquelle elle énumère toutes les choses passionnantes qu'elle va faire pendant la semaine.

L'heure suivante est rituellement consacrée à l'examen attentif de ce que les autres doivent faire et si jamais, elle constate que, par malheur, j'ai un planning plus chargé que le sien, c'est le drame. Elle veut être submergée de travail et ne plus pouvoir prendre de repas à midi tellement elle a de trucs à faire. Elle a l'habitude de se retenir de faire pipi pendant des heures par peur de louper un coup de téléphone, craque après sa bouteille de Contrex et me demande de guetter la sonnerie "au cas où".

Elle revient des toilettes en battant le record du monde du 100 mètres, bousculant tout sur son passage, fait un savant roulé-boulé au dessus de la corbeille à papier, saute sur son fauteuil, s'essuie vite fait les mains, regarde avec angoisse sa boîte de réception Outlook et hurle : "Y a rien eu ????" et si je réponds, évasive : "Heu, je crois pas, non!", le regard qu'elle me jette alors est tellement chargé de reproches sur mon manque de professionnalisme évident que je m'excuserais presque d'adorer passer quelques minutes à rêvasser quand je vais faire pipi toutes les deux heures.

Je déteste la petite lumière qui scintille dans son œil droit quand quelqu'un tente un "T'as l'air fatiguée, toi ! trop de boulot ?" et je hais carrément sa sempiternelle réponse "Bah, faut bien que je justifie mon salaire et si je le fais pas, personne ne le fera ! qu'est ce que vous feriez sans moi, hein ? ". Le petit gloussement final dont on ne sait s'il provient de sa bouche ou du croupion qu'elle tortille d'émotion me cloue à chaque fois sur place.

Exceptionnellement, elle a pris congé demain. Ca fait déjà 5 fois qu'elle me dit, ce matin :"Ca va pas le faire ! je pense que je vais venir quand même, trop de boulot à finir !".

Et effectivement, elle sera là demain matin.

Et me dira : "Faudrait qu'on organise une réunion sur la répartition des tâches, je m'en sors vraiment plus !"…

25.10.2006

Et paf !


podcast
Yves Jamait - La fleur de l'âge

Juste pour répondre au commentaire de ma "toute jeune" copine Cerise :p et pour présenter Yves Jamait à ceux et celles qui ne le connaissent pas encore. S'il passe près de chez vous, n'hésitez pas une seconde.

Demain, j'aurais sans doute des trucs à vous raconter. J'avais commencé à écrire un billet en vous décrivant la Hulotte, une autre de mes charmantes et pittoresques collègues.

Je suis partie du boulot en oubliant d'éteindre mon PC et j'ai bien peur de ne pas avoir fermé le fichier. Et vu que c'est elle qui, conscieusement, chaque soir, vérifie que tout est clean, j'ai comme l'impression que la journée de demain va être épique.

24.10.2006

Un petit coup de parano...

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Bon, y a un truc…

Quatre fois que je tente de poser quelques jours de congés, histoire de me refaire une santé en flemmardant ailleurs qu'au boulot !

Et quatre fois que mon fichier Excel dans lequel je les comptabilise s'ouvre, me nargue en me laissant écrire le nombre de jours que je souhaite, se fige, mouline genre presse-purée hystérique, me balance un "Erreur fatale" et m'oblige à éteindre mon PC, à attendre qu'il veuille bien se rallumer après avoir vérifié que tout va bien, à rentrer mon mot de passe, à patienter pendant que l'antivirus regarde si rien n'est malade…

Au premier coup, j'ai mis ça sur le compte de mon enthousiasme qui m'avait sans doute fait dépasser la vitesse autorisée par Windows pour remplir des cases.

Au deuxième, j'ai commencé à avoir un doute.

Au troisième, j'ai pris le temps de réfléchir, calmé mon envie de balancer le PC par la fenêtre (et ce, d'autant plus qu'il n'y a pas de fenêtre qui s'ouvre dans l'Arche de la Défense) et récidivé en essayant de biaiser pour le prendre par surprise.

Au quatrième, une quasi certitude !

Y a un complot ! Un sinistre complot qui vise à m'empêcher de poser des vacances ! Le grand Patronat cherche à me spolier, à m'enchaîner à mon bureau, bafoue mes droits à congés ! Mon Excel a été hacké par des suppôts du MEDEF et plus jamais, je n'aurais la possibilité de rester chez moi.

Je retente en direct, pendant que je vous écris…

Et paf, pareil.

(Sauf qu'en plus, je n'avais pas sauvegardé le début de ce billet et que j'ai dû le réécrire !… )

Mais vla que j'y pense…. !

C'est peut-être un coup de Sarko et de sa clique (qui mérite des claques…)

J'ai été dénoncée pour résistance et c'est ma punition.

Une insulte contre Sarko = 1 jour de congé en moins !

Si c'est le nouveau tarif en vigueur, j'ai déjà entamé mes congés de l'année 2117…

Je le supporte de moins en moins, ce nabot.

Si tant est que je l'ai supporté un jour.

Hier en fin d'aprem, je suis tombée sur une grosse soixantaine de flics qui faisaient de la "prévention" au cas où "la fin du Ramadan serait le début de nouvelles émeutes".

(Perso, j'appelle ça de la provoc mais visiblement, on n'a pas le même vocabulaire, eux et moi…)

J'ai fait ma rebelle à 2 balles en leur faisant remarquer qu'à Noël ou à Pâques, on ne croise pas de forces de police préventives.

Ca m'a valu un contrôle dont je suis très fière car c'est vraiment pas évident de pouvoir présenter ses papiers  à Paris quand on est blonde aux yeux bleus et ma carte d'identité a pu enfin se dégourdir le code-barre.

Vu que je la ramenais un peu trop sur le sujet et qu'apparemment, il est chaud, l'un des flics à qui je parlais a cru malin de me gratifier d'un "Si tu kiffes de te faire sauter par des rebeu, nous, on est français et on les aime pas!".

J'ai clos cet échange amical par un "Je suis française, connard et je t'emmerde!" et j'ai tourné les talons sans un regard en arrière.

J'attendais stoïquement que sifflent à mes oreilles le doux bruit des balles justicières qui allaient m'abattre sur place en imaginant déjà la une des journaux d'aujourd'hui : "Une quiche terroriste abattue sur le parvis de la Défense!", "Soixante policiers agressés par une blonde pro-arabe!", "Un attentat contre Sarkozy déjoué de justesse!", "Une dangereuse extrémiste lorraine sème la terreur", "Elle a dit des gros mots, tant pis pour elle !"

Mais non rien de rien ! Pas l'ombre d'une réaction.

Hormis que ce matin, y a pas moyen de poser mes congés…

Sarko a sans doute eu le temps de prévenir Bill Gates, cette nuit.

Et le sinistre complot est en route.

Le FBI et le RAID sont déjà en planque près du Monoprix. La police municipale quadrille le quartier. La BAC est tapie dans le petit parc à côté de chez moi. Le centre de sécurité de Windows est sous alerte et le Pentagone sur les dents.

Je vais tenter une savante diversion en travaillant d'arrache pied cet après-midi, ce qui va forcément déjouer leurs plans car ils ne s'y attendent sans doute pas.

Et demain, si rien n'a changé, si je suis toujours vivante et libre, je vais imprimer ma feuille de congés et la remplir à la main, comme jadis, à l'époque où Bill et Nicolas nous foutaient une paix royale et où l'on pouvait tranquillement boire un thé à la menthe, en suçotant son crayon de papier devant une page blanche sans voir débarquer un car de CRS…

 
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